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Chronique mensuelle

Immobilier en Île-de-France : l'essentiel de septembre 2026

Ventes en hausse de 10 % au printemps, prix stables, crédit plus cher après la hausse des taux de la BCE, taxe foncière, encadrement des loyers de moins en moins respecté, plan d'urgence réclamé pour le logement social : le point sur septembre 2026.

Immobilier en Île-de-France : l'essentiel de septembre 2026
Photo : Jorge Royan, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

En septembre 2026, les notaires ont confirmé la reprise des ventes en Île-de-France, avec des prix qui ne bougent plus guère. Mais la hausse des taux de crédit, l'arrivée des avis de taxe foncière et l'échéance de l'encadrement des loyers ont occupé la rentrée.

Les ventes repartent, les prix se stabilisent

Le 8 septembre, les Notaires du Grand Paris ont publié leur bilan du 2e trimestre : 31 750 logements anciens ont été vendus dans la région d'avril à juin, un volume en hausse de 10 % sur un an. La hausse atteint 20 % à Paris. Les prix, eux, varient à peine : 9 560 €/m² pour un appartement parisien (+0,6 % sur un an), 4 890 €/m² en petite couronne et 3 200 €/m² en grande couronne. Le détail par département figure dans notre analyse des prix.

Le crédit immobilier renchérit

Le 10 septembre, la Banque centrale européenne a relevé ses taux directeurs d'un quart de point, portant son taux de dépôt à 2,50 % à partir du 16 septembre. Les banques relèvent leurs barèmes : selon le courtier CAFPI, le taux moyen atteint 3,43 % sur 20 ans à la fin de septembre (3,47 % en Île-de-France), soit de 0,07 à 0,13 point de plus qu'en août selon la durée. L'observatoire Crédit Logement/CSA relevait encore 3,27 % sur 20 ans en août. Le taux d'usure, au-delà duquel un prêt ne peut être accordé, passe au 1er octobre de 5,29 % à 5,40 % pour les emprunts d'une durée d'au moins 20 ans.

Taxe foncière : Paris stable, des hausses en banlieue

Les avis de taxe foncière arrivent avec une revalorisation nationale des bases de 0,8 %, bien moindre que les années précédentes. Paris maintient son taux à 20,50 %. Plusieurs communes de la petite couronne ont en revanche voté de fortes hausses : Montrouge passe de 19,98 % à 24,98 %, Clamart de 22,98 % à 26,86 %, et Drancy augmente son taux de six points.

Encadrement des loyers : plus d'annonces hors des clous

Selon le baromètre publié le 3 septembre par la Fondation pour le logement, 46 % des annonces de location parisiennes examinées dépassent le loyer maximal autorisé, contre 31 % un an plus tôt. La Ville de Paris indique que le Sénat débattra à partir du 21 octobre de la prolongation du dispositif, dont l'expérimentation s'achève le 24 novembre (notre décryptage).

Logement social : des maires réclament un plan d'urgence

Le 15 septembre, une vingtaine de villes réunies à la Métropole du Grand Paris ont demandé la construction de 40 000 logements sociaux par an pendant quinze ans, et appelé à manifester le 6 octobre. En 2025, 29 885 logements sociaux ont été agréés dans la région, pour un objectif de 31 500 en 2026 ; environ 934 000 ménages franciliens attendaient un logement social à la fin de 2025.

Loi logement : l'Assemblée au travail

Adopté par le Sénat en juillet, le projet de loi sur la relance et la décentralisation du logement a été examiné en commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale les 21 et 22 septembre. La date de son passage en séance publique n'est pas encore fixée. Dans sa version adoptée par le Sénat, le texte prévoit notamment d'assouplir les règles de location des logements classés F ou G lorsque des travaux sont engagés (les passoires thermiques en Île-de-France).